<< Accueil | Mon compte | Mon Panier | Commander | Contactez-nous >>  Panier : 0 article(s)


Sommaire Desports numéro 8

Sommaire Desports numéro 6

<br>L'ENTRETIEN N°1

<br>L'ENTRETIEN N°1

<br>L'ENTRETIEN N°1


L'ENTRETIEN N°1

Envoyer à un ami
- VPC1
Prix : 25.00 €
Options disponibles :
Zone de livraison:

Ce n’est pas un hasard si nous proposons aujourd’hui une publication entièrement dédiée à l’entretien. Pendant des années, nous en avons fait, à la radio, une pratique presque quotidienne. Des centaines, des milliers d’entretiens nous ont
été accordés par des écrivains, des essayistes, des artistes de toutes disciplines. L’entretien n’est pas seulement pour nous un micro tendu et un jeu de questions-réponses. Pour celles et ceux qui en prennent le risque, il est saisi comme
une chance de clarification, quitte à laisser parler les doutes et à ne pas mettre trop d’assurance là où il n’y a en fait qu’incertitude. L’entretien qui nous intéresse est toujours à l’affût d’une relation juste avec la vérité. Quand cessent de tourner les moulins à paroles, que se taisent les douteuses tentatives de séduction, il peut devenir un genre littéraire à part entière où des expériences singulières se révèlent loin du crépitement des flashs et de la langue d’apparat. Avec L’Entretien, nous voudrions faire passer à l’écrit l’intensité des moments privilégiés vécus à l’oral, quand, dans une tension réelle, nous suivons pas à pas le cheminement de quelqu’un qui tente de faire partager ce qu’il cherche, sans parvenir lui-même, dans certains cas, à le saisir, ou en ne le découvrant que par surprise au cours de l’entretien, la réflexion spontanée, vécue “en direct”, l’ayant emporté sur tous les discours préfabriqués. Il y a même parfois un impossible à dire qui, pour citer Pascal Quignard, donne tout son poids à ce qui est dit : c’est pourquoi il ne nous fait pas peur. Notre idée du “bon client” n’est certainement pas celle qui prévaut de nos jours dans les médias. Dans l’entretien, la pensée doit respirer.
Quelle que soit la tension due à l’urgence, à la mise en demeure, en quelque sorte, d’avoir à répondre, à dire immédiatement quelque chose, bref, à parler, s’ouvrent des brèches sur ce que nos interlocuteurs poursuivent en solitaires. Nous avons le sentiment de pénétrer leur for intérieur et d’être témoins de pensées qui surgissent comme en secret. On peut en retirer un certain plaisir, qu’il nous importera également de communiquer. Nous allions écrire : dans cette nouvelle “revue”. Pas sûr, pourtant, que L’Entretien soit une revue. Nous penserions plutôt à une collection de livres, une sorte de bibliothèque qui recueillerait périodiquement (trois fois l’an, dont une, monographique), sans souci de l’actualité, les paroles vives dont sont faits les entretiens et s’attacherait à en suivre les remous. De livre en livre, s’écrirait ainsi un récit en zigzags, procédant par à-coups, à vitesse et intensité variables, dans la tentative de donner forme et sens à ce qui est discontinu, apparemment sans liens et toujours éparpillé. S’efforçant “d’attraper”, selon les mots d’António Lobo Antunes, présent dans cette première livraison, “ce qui change constamment”. Un récit à lire, pourquoi pas, comme une chronique de l’époque, à partir des propos des écrivains, des intellectuels, des artistes, de celles et ceux, en tout cas, quel que soit leur horizon de parole, qui l’incarnent en première ligne.
Laure Adler & Alain Veinstein

Scannez le code pour accéder à cet article sur votre mobile
Ce site utilise des cookies destinés à optimiser votre expérience sur ce site et à vous proposer des offres correspondant à vos centres d’intérêt. En naviguant sur ce site, vous consentez à l’utilisation de ces cookies.
J’ai compris